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La Barrière de l'Esseillon
A une heure de Chambéry, Savoie, par l'autoroute A43, au pied du Col du Mont Cenis.


En cours...... d'élaboration
Dernière révision mai 2004


Présentation du
site et histoire

es forts sont construits par les Piémontais partir des années 1817 (relevés topographiques) - 1819 (premiers terrassements), tandis que les relations entre la France et le Royaume de Savoie sont mauvaises - la France étant de toutes façons le paria autour duquel s'est bâti le système du Congrès de Vienne. Le souvenir de l'armée de Bonaparte franchissant les Alpes hante les souverains de la Maison de Savoie et les amène à cet investissement. Cette volonté défensive contre les français explique par exemple de voir les entrées des forts, par exemple, tournées vers l'Italie...
Les ouvrages qui sont bâtis se démarquent nettement de ce que pouvait avoir construit Vauban et appartiennent en fait à la fortification polygonale : on ne voit plus de bastions. L'utilité du fort est désormais entièrement tournée vers l'utilisation de l'artillerie. C'est la mise en application la plus importante des idées de Montalembert qui sera jamais entreprise.
Puis, lorsque la Savoie est rattachée à la France, au début des années 1860, les Piémontais exigent le démantèlement des forts. Cependant, seul l'un d'entre eux subira les destructions prévues (Charles Félix, au centre).
Pendant les deux guerres mondiales, ces forts serviront désormais de casernement, ayant perdu leur vocation à être utilisés comme position de combat au profit d'ouvrages plus modernes (Modane est protégée par des ouvrages Maginot dont le spectaculaire Ouvrage du Saint Gobain, actuellement visitable).
Ils sont complètement abandonnés après la guerre d'Algérie. Ils sont actuellement en cours de restauration et constituent un site majeur du patrimoine fortifié français.





L'ensemble des
ouvrages

a fonction première et essentielle de ces ouvrages est d'interdire l'accès au Col du Mont Cenis et notamment en battant la Route Royale qui y mène.

  • Victor Emmanuel: l'ouvrage majeur, il concentre l'artillerie la plus nombreuse et abrite la plus forte garnison.

  • Marie Thérèse: son objet est de couvrir l'approche sud du Victor Emmanuel et de battre la Route Royale.

  • Marie Christine: cet ouvrage doit interdire le passage au nord de la Barrrière, sa charpente de toit est démontable et permet de mettre en oeuvre des mortiers.

  • Charles Félix: il couvrait l'intervalle entre Victor Emmanuel et Marie Christine, détruit par les Français pour satisfaire, très partiellement, aux volontés italiennes lors du rattachement de la Savoie à la France.

  • Pont du Nant: une petite casemate défendait le passage de la Route. Le Pont est resté tournant jusqu'au début du siècle.

  • Village sarde: construit lors des travaux d'érection des forts, il sera conservé ensuite comme résidence des officiers piémont-sardes.

  • Charles Albert: fort dont la construction démarra en 1832 et s'arrêta aussitôt pour ne jamais reprendre. Il avait pour vocation de "fermer" le camp retranché, au nord.

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C'est donc bien un véritable camp retranché qui se dessine; les canons de chaque ouvrages se couvrent mutuellement et chaque fort détaché assure de surcroît le bombardement des environs. La fortification polygonale naît, les forts détachés de Montalembert en sont les premières illustrations.





Les principaux
ouvrages

ictor Emmanuel est le plus massif. Ses plans de feux (ils sont détaillés ci-dessous) sont orientées vers la France, vers le village d'Avrieux, mais surtout vers la Route. Bon nombre d'embrasures permettent aussi de tirer exactement à gauche et à droite de la Redoute Marie Thérèse, assurant ainsi un flanquement précis. Des caponnières, ouvrages détachés de l'escarpe et assurant le flanquement du fossé, battent le fossé "côté italien". Il n'y a pas de fossé "côté français", mais un à pic vertigineux.
Les batteries basses du fort sont splendides, voûtées pour résister aux bombes, desservies par une rampe permettant de déplacer rapidement les canons. Elles concentrent nombre des pièces car les parties supérieures du fort ne permettent que de déployer les canons en barbette (à l'air libre) donc les rendant beaucoup plus vulnérables.
Ce fort mérite une visite attentive, sa réfection actuelle devant effacer les outrages des occupations successives -qui ont laissé toutefois de très amusants graffitis du début du siècle dans le cavalier supérieur! Ses toitures refaites en lause sont superbes comme la chapelle et la boulangerie encore équipée de ses fours.

Marie Thérèse est un ouvrage assez curieux, de plan en fer à cheval. Il est séparée du Victor Emmanuel par la gorge profonde de l'Arc, que franchit le spectaculaire "Pont du Diable", dont il n'aura donc aucun soutien à attendre en dehors de ses tirs de flanquement.
Elle est entourée d'un puissant fossé maçonné, défendu par une très rare galerie de contrescarpe qui couvre une bonne partie du pourtour de la contrescarpe. Cette galerie est reliée à la Redoute par deux passages semi souterrains à feux de revers. D'un aspect un peu "rustique" par sa forme, l'appareillage de ses pierres, la Redoute est remarquable par ce dispositif de défense d'infanterie.
Un souterrain relie la galerie au petit blockhaus qui défend le Pont du Nant, ce petit ouvrage étant de ce fait dépourvu de porte, seules les meurtrières donnant sur l'extérieur.
Particulièrement exposé au risque d'être pris à partie par des tirs venant d'en haut, toutes les pièces d'artillerie sont déployées dans des casemates. La garnison de 200 hommes occupe une position véritablement très exposée... Mais c'est aussi une illustration typique de la fortification perpendiculaire développée par Montalembert en ce sens que là où un fort de Vauban pouvait se défendre "tous azimuts", ici, la face Nord de l'ouvrage dirigée vers le Victor Emmanuel est à peine défendue. Il est tout à fait illusoire de penser que la Redoute aurait pu être attaquée de ce côté, l'assaillant ayant à subir les tirs de couverture, dominants, du Victor Emmanuel.

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Deux ouvrages majeurs Please click/Cliquer sur la vignette
Victor Emmanuel du côté sarde Please click/Cliquer sur la vignette
Détail du pont dormant et
des trois bouches à feux
battant le fossé inférieur
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Plan de feux des ouvrages
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Les autres sites arie Christine, fortersse perpendiculaire par excellence car du fait de sa forme polygonale, elle offre toujours une face à l'assaillant. (to be continued)



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